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dimanche 21 février 2010

Puisqu'il faut repartir...

Bonjour, mon Ami Terrien !

Comme tu as pu le constater, cela fait quelques mois que je te fais faux-bond... Mais comme tu le sais sûrement, je suis depuis le 16 décembre dernier l'heureux papa d'une petite fille qui me comble de bonheur, mais qui accapare aussi - et c'est bien normal - une bonne partie de mon temps.

Je pense du reste que des présentations officielles seraient les bienvenues ici...

Alors voici ma petite Ella, ma petite grenouille des îles, mon petit lapin-pin, l'amour de ma vie dans la catégorie moins d'1m59 ;-)


























































Bon, de toute façon Ami Terrien, tu n'as pas manqué grand-chose... vacances, congé paternité furent groupés; ajoute à cela un vol sur Washington annulé pour cause de tempête de neige et au final seuls mes exploits à Bogota au début du mois de février n'ont pas été relatés ici... Et quels exploits ! Les nuits blanches à répétition ayant eu raison de moi je ne suis pas sorti de l'hôtel pour cause de fatigue intense...

But I'm back !

Départ demain matin pour Punta Cana, en République Dominicaine.


Pour la suite, j'attends mon planning définitif de mars pour le publier ici-bas ! Mais il devrait y avoir je pense quelques petites choses à te mettre sous la dent... (des indices ? un GROS navion, de la samba, et des sushis ;-) )


Et puisqu'une petite passagère vient d'embarquer pour un long périple, à bord d'une planète magnifique, peuplée de gens parfois un peu bizarres, permets-moi Ami Terrien de lui souhaiter ici un merveilleux voyage, et de lui dédier dorénavant les lignes de ce blog.

Bon vol et bon vent ma fille.

Ton père, qui fait décidément un drôle de métier, et qui partira souvent mais reviendra toujours.


Montreuil, le 21/02/10

vendredi 6 mars 2009

Votre bibliothèque, ce livre et vous !



Bonjour amis Terriens,

Une fois n'est pas coutume, je ne vous parlerai pas avion ou destinations exotiques aujourd'hui, mais du premier livre de mon Papa, sorti hier dans toutes les bonnes librairies, comme on dit ! je l'ai même vu à la Fnac Italie 2 ce matin. Et ça m'a fait tout drôle, j'ai même pris une photo du rayon !
De quoi s'agit-il ?

C'est LE livre qu'il vous faut en ce moment, surtout si en ces temps troublés par la crise économique vous avez néanmoins des projets à concrétiser... peut-être grâce à votre banquier, ou malgré lui. En tout cas avec ce livre vous saurez ce qu'il se passe dans sa tête, et ce sans vous la prendre !

Votre banquier vous fait peur, pitié, perdre patience, pleurer ?
Que pense de vous le conseiller quand vous lui parlez d’un prêt ou d’un placement ?
Que sait-il de vous exactement ? Quelle est sa marge de manœuvre ? Et combien gagne-t-il ?
La crise qui le touche de plein fouet vous donne-t-elle des avantages ou vous inflige-t-elle des contraintes ? Qui est en position de force ?

Il est temps pour vous de comprendre ce qui se dit, se pense et se prépare de l’autre côté du guichet.
De vous révéler les petits et grands secrets des banquiers qui gèrent au quotidien votre argent, votre fameux « pouvoir d’achat ».
Un journaliste économique – comme vous, un client – est allé à la rencontre de ces conseillers, directeurs d’agence bancaire et patrons d’enseigne. Il a écouté les experts, avocats et intermédiaires qui travaillent avec ou contre les banques.
Fort des confidences de chacun, il a créé le personnage du banquier impossible, celui qui dit tout, qui répond aux questions les plus indiscrètes sur son métier et ses pratiques.
Guide critique, souvent incisif, ce livre pratique et facile à lire vous aide à comprendre la crise et à en tirer parti, car la force est en vous : vous êtes le créateur de richesses. On vous doit donc la vérité.

Bio de l’auteur :

Olivier Magnan, journaliste, a dirigé la rédaction d’un hebdomadaire économique victime de la crise. Sa passion : expliquer, rendre intelligible ce qui ne l’est pas toujours pour le grand public.

Date de parution : 5 mars 2009
Prix : 14,50€
ISBN : 978-2-35417-043-1
Code SODIS : 722942.4


Mon banquier, la crise et moi Olivier Magnan, aux Editions du Moment

Bonne lecture les Terriens !

Montreuil, le 06/03/09

jeudi 22 janvier 2009

Apthé



J'ai passé cette pluvieuse matinée à l'hôpital des armées Percy à Clamart.
C'est comme ça. Tous les deux ans point de salut (du moins pour moi simple civil salarié d'une entreprise de transport publique). Nos petits corps éprouvés doivent régulièrement montrer pattes et artères blanches, sinon bye bye les nuages.

J'ai fait pipi dans un bocal (mention spéciale à l'infirmier qui devant la file d'attente qui s'allongeait a eu cette heureuse formule "ça va être miction impossible"), j'ai été saigné, audiométrisé, tympannogramisé, électrocartographié, ophtalmisé puis ausculté. Entre chaque, j'ai aussi poireauté, beaucoup.
J'ai croisé Mon Général à plusieurs reprises. Ou plutôt devrais-je dire, Mon Général m'a gentiment grillé la politesse, comme on dit, à chaque examen. Escorté par un infirmier consacré, il allait systématiquement de cette formule : "Privilège de l'âge, ils ont peur que je me perde". Il était sympa, Mon Général. Et lui aussi il a dû faire pipi dans un bocal.
Je n'ai pas eu droit à un examen ORL. Maintenant, avec l'Europe c'est tous les quatre ans. Parce que dans les autres pays c'est comme ça. Nous, en France on était surbilantés, m'a dit l'infirmière. " Et si ils étaient sous-bilantés, ailleurs ?", j'ai dit. Elle avait l'air bien d'accord avec moi. Ceci dit elle n'avait pas l'air plus intéressée que ça par ce débat sur la seringue à moitié pleine ou à moitié vide...
Et puis à la fin j'ai rencontré le Docteur B. Jeune, ce docteur. Je pense qu'il devait avoir mon âge à peu prêt (c'est possible, de nos jours, médecin à 27 ans ? Je suppose que oui...). Et ça, ça fait tout drôle. Normalement, le médecin il est vieux. Enfin pas vieux vieux, mais plus que toi en tout cas. C'est idiot, mais ça m'en a flanqué un coup, de vieux ! Mais il était très gentil, il avait l'air pro et tout. Il a regardé mon dossier. Il m'a dit : "Alors vous avez pris des cours d'orthophonie ?". J'ai acquiescé, un peu surpris par la tournure de sa phrase. "Qu'est-ce qui vous est arrivé ? - Oh rien de grave, j'ai été orthophoniste". Sinon, biographie bizarre mise à part, tout va bien. Ma vue n'a pas baissé, j'entends toujours aussi bien. La seule chose qui l'a fait tiqué, c'est quand il a appris que je ne faisais pas de sport, si ce n'est faire quelques dizaines de kilomètres de marche en altitude par mois, un plateau dans chaque main. Le Docteur B m'a déclaré apte, mais m'a recommandé le badminton.

Sur ces entrefaits, un Bag-Mic et un café plus tard (une bonne malbouffe juste après une visite médicale, c'est kiffant) , comme il nous restait une place de ciné à utiliser avant très vite, je suis allé au MK2 Quai de Loire pour voire ça :

En VF, c'est "Religolo" (oui ça craint du boudin ce titre). C'est un peu ce genre de documentaire/enquête à la Michael Moore, assez en vogue en ce moment. Bill Maher, ancienne star de la Stand-Up Comedy, co-scénariste de Seinfield pour situer, part à la rencontre de différentes personnalités, très croyantes pour la plupart. Il essaye de les mettre face à leurs contradictions. C'était assez bien foutu, très rigolo. Très partisan aussi. Peut-être un peu trop. Les croyants détesteront, les athés comme moi adoreront... Il les oppose ouvertement. Les guerres de religion c'est dépassé. Maintenant il faudrait que les croyants et les non-croyants commencent sérieusement à se foutre sur la gueule. Non, il ne dit pas vraiment ça dans le film, mais c'est un peu ce que j'ai ressenti en sortant de la salle. Et bon si au final il s'agit encore de s'entretuer, merci bien ! Mais en gros, la plupart des religions s'accordant à dire que la fin est proche, pourquoi se casser les pieds à améliorer les choses si c'est pour finir ad patres rapidos ? (Cette question posée à un sénateur américain très catho dans le film en constitue un des moments de grâce).
Maher termine son film en disant "Mûrissez, ou mourez ". Ben vu que je suis déjà athé pratiquant je vais toujours me mettre au badminton, mais sans trop y croire...

Clamart, Paris, Montreuil, le 23/01/09