mercredi 21 octobre 2009

Les Flegmatiks : copinage sincère et amusé.

Bonjour l'ami Terrien !

Je dois cette illustration malicieuse à mon ami de lycée Olivier Delassale. Homme aux talents multiples (écrivain, scénariste), "OFD" se lance désormais avec brio dans l'illustration et la bande dessinée. Ses personnages, Les Flegmatiks, que tu retrouveras ici chaque semaine, connaissent déjà leur petit succès sur la toile ! Le trait rappelle inévitablement les Peanuts du génial Charles M. Schulz, et le turbulent Calvin de Watterson n'est pas loin non plus. Quant au propos, il est finement teinté de l'humour juif New Yorkais façon grande époque Seinfield, et l'ombre du "maître" Woody Allen est à peine dissimulée. Et quand OFD s'essaye au comique de l'absurde, Le Chat de P. Gelück ronronne de plaisir ! Et nous donc... De grandes références qui conjuguées à l'imagination impertino-débordante d'Olivier donnent naissance à une galerie de personnages à l'identité originale et affirmée, à laquelle on s'attache très vite. Tour à tour désabusés, amusés ou exaltés, ces Flegmatiks ont -j'en suis sûr- un bel avenir sur la toile, et qui sait peut-être dans un album ?
Chapeau l'artiste !



Et il n'est pas impossible, Ami Terrien, que tu retrouves, au hasard de mes billets la bouille sympathique de ces personnages... En attendant, n'hésite pas à aller faire un tour...

- sur le site des Flegmatiks : http://lesflegmatiks.blogspot.com
- et sur le portfolio numérique d'"Of"Delasalle : http://ofdelasalle.daportfolio.com/

Quant à moi, je te dis à dans quelques jours puisque je pars (en passager pour une fois !) pour New York dans quelques heures...

Montreuil, le 21/10/09

samedi 17 octobre 2009

Séoul : quel jour est-il, quelle heure on est ?


Il est un sujet, Ami Terrien, que je ne pense pas avoir particulièrement abordé jusque-là. C'est pourtant l'une des premières choses à laquelle on pense lorsque j'évoque mon drôle de métier. Qui plus est sur long-courrier, le navigant est en effet confronté au décalage horaire, le fameux jet lag de nos amis anglo-saxons...
"Et pourtant elle tourne !", conclura Galilée lors de son procès en hérésie en évoquant notre petite Terre. Ne risquant plus les foudres des inquisiteurs, j'ajouterai - même pas peur - "Et nous on tourne autour !". Alors forcément ça peut créer un sacré bazar...
Cette petite virée en Corée du Sud est pour moi l'occasion parfaite d'aborder, brièvement, ce sujet... En France, nous sommes actuellement à Temps Universel (TU) + 2h. C'est à dire que par rapport au méridien de Greenwich, qui est à TU=0, nous sommes 2h plus vieux. Séoul est à TU+9h. Ce qui nous donne un décalage avec Paris de +9-2 = +7h. Donc, pour un décollage de Paris vers 13h30, nous arrivons le lendemain matin en Corée vers 7h locale, alors qu'il est minuit à Paris. Pour un habitué de l'Amérique comme moi, ce bond en avant est un chouïa perturbant. D'autant plus que trois jours auparavant, je rentrais de San Francisco, qui est à TU-7h... -7+2, soit un décalage avec le pays de Zizou de -9h. Je passe donc en quelques jours, en gros, d'une bonne journée de retard, à une honorable journée d'avance. -9+7. Soit un delta de 16h si je ne me trompe pas.
Même pas mal.
Enfin presque même pas mal.
Oui, parce que dans la navette qui nous emmène à l'hôtel, j'ai du mal. Mes yeux ne demandent qu'à se fermer, mais mon cerveau est un peu largué. Je rapporte ici une partie du dialogue duquel j'ai été témoin à ce moment là entre différentes instances internes.

Séquence "Il était une fois la vie".


- Allô Allô ! Ici les jambes, on a mal !
- De Cerveau Génial à Jambes de rêve; ben alors les filles on fatigue ?
-Ben, écoute mon p'tit CG, tape-toi 10h d'activité les lobes écrasés dans une cagoule de contention et on en reparlera, bouffon !
-Ben c'est bon, vous énervez pas les siamoises ! Allez j'envoie quelques endorphines, de toute façon il a les fesses posées et dans une petite heure au max il tombe les contentions...
-Allô Allô ! Ici les intestins ! C'est plein de courants d'air ici ! Qu'est-ce qui se passe ??
-De Cerveau Merveilleux aux ptits gars d'en bas; ben alors on a peur de s'enrhumer ??
-Mais qu'il est con celui-là ! Tu sais bien que quand l'autre s'envoie en l'air, ça se dilate, ça se contracte, ça arrête pas ! En plus il était de garde en première classe, donc il s'est baffré, et là entre les différences de pression, les miettes de crabes, la pintade, et le parfait au chocolat, on gère plus rien ici !!
-Ok Ok ! compris, on se calme les gars... je vais lui envoyer une bonne contraction péristaltique dans votre coin ! Vous m'en direz des nouvelles et lui la prochaine fois il bossera en éco ! Et vlan c'est parti !

(Et quand t'entends ça, Ami Terrien, tu sers les dents et tu attends la bonne crampe d'estomac...)

-Allô Allô ! Ici Horloge Biologique. Euh ça va on vous dérange pas trop ? Non parce que là il est presque une heure du matin, donc bon, faudrait penser à envoyer la sédation, sinon je préviens tout de suite, C'EST LA GRÈVE !!
-De Cerveau Grandiose à HB; Oh ça va la déléguée syndicale ! Minute, papillon des heures creuses ! Nous autres instances supérieures on a aussi du boulot. Le gars essaye de réfléchir là, un collègue lui a posé une question, et j'ai la mémoire épisodique qui pédale dans la semoule. T'as pas tous les éléments, j'te ferai dire ! Alors Ok, pour le dodo je m'en occupe, mais j'ai besoin d'un peu de temps...

10 minutes plus tard...

-Allô Allô ! C'est re Horloge Biologique ! Bon qu'est-ce qu'on fait là ?? Moi les gars ont tous fait circuler la pétition ! Même la zigounette a signé, alors que d'habitude ils veulent toujours travailler plus pour gagner plus ces lèche-bottes, et on sait à quel point ils sont proches du pouvoir !! Le gars DOIT DORMIR, sinon...
-Bon STOP ! Ici Cerveau Sublime; écoutez moi tous ! La sédation ça va pas être possible pour l'instant (Tollé dans les entrailles). Chut ! Chut ! ou je fais évacuer ! J'explique. Deux soucis. D'abord, cette nuit, le gars est pas resté assez au noir. Pas de noir, donc les usines ont pas pu fabriquer de mélatonine. Et moi je suis pas magicien ! Pas de mélatonine pas de sommeil !! Alors bon j'aurais pu négocier une petite somnolence mais y'a l'autre problème... HB, tu me dis qu'il est une heure du mat'. Bon, moi je te crois, c'est pas le soucis, sauf que j'ai une info contradictoire en provenance des yeux, hein c'est ça les gars ?
-Ben ben oui oui c'est c'est ça ça
-Un seul à la fois SVP !
-Pardon ! Ben ici Œil Gauche, je prends la parole car je suis contre la vitre, et je confirme. Soleil encore bas sur l'horizon mais qui monte vite. La luminosité est déjà très importante.
-Merci OG. Donc voyez on a un soucis, là. Cerveau Reptilien, tu veux prendre la parole ?
-Ouais ! Donc ici le Reptilien. Vous m'entendez ? oui bon, alors pour moi c'est niet. Pas question de sédater alors que le jour se lève, et que des prédateurs pourraient venir le bouffer, que des concurrents pourraient se pointer pour prendre sa femelle ou sa bouffe. La survie avant tout ! C'est mon taf et de toute façon j'ai un droit de véto, c'est écrit dans sa -faible- constitution.

Après ça j'ai vaguement entendu HB qui se rebiffait, en traitant mon Cerveau Reptilien de vieux réac, qu'il avait de la chance de s'en sortir à chaque tentative de putsh. Que parler de "femelle" c'était une atteinte à la cause féminine, et que de toute façon j'étais bien trop loin d'elle pour faire quoi que ce soit si un autre mâle lui tournait autour. Elle lui a ressorti l'éternelle question de l'araignée en disant que la réaction de peur qu'il s'évertuait à provoquer à chaque fois qu'une gypsie se pointait était stupide et d'un autre âge... Bref... j'ai fini par mettre mes écouteurs sur mes oreilles pour les laisser à leurs débats existentiels.

Enfin arrivés à l'hôtel, mes collègues et moi prenons d'assaut le somptueux petit dej' de l'Intercontinental. Puis, dans le calme de ma chambre, protégé des prédateurs par la serrure magnétique, HB a dû obtenir une dérogation puisque je m'endors pour trois petites heures. Puis je fais un saut dans l'immense centre commercial accessible depuis l'hôtel. Le plus grand mall du pays. J'en sors très vite car en ce samedi il y a beaucoup de monde. Beaucoup de bruit. Très oppressant. Le soir, je sors dîner avec quelques collègues à deux pas de l'hôtel. Devant un restaurant, je découvre un vivarium avec plein de choses très bizarres dedans, notamment ces espèces de zizis vivants. Je ne sais pas ce que c'est... une variété de concombre de mer peut-être ? En tout cas ce sera sans moi (Cerveau Reptilien était complètement contre de toute façon). Nous finissons dans un traditionnel barbecue coréen, avec le pot de braises posé sur la table, les morceaux de viande marinée, et en avant Guingamp.
Je ne sais pas si c'est la fumée des braises ou le verre de bière locale, mais je rentre dans ma chambre avec un terrible mal de crâne. Ce soir-là, je suis tout bonnement décalqué. J'ai envie de me coucher, de dormir. Mais entre l'envie et la possibilité...
Horloge Biologique est hystérique. Alors que Cerveau Reptilien, à la faveur de la nuit environnante, a donné son accord pour m'envoyer dans les limbes, HB estime que non, à 12h, il est hors de question que les gars débrayent. Qu'on les prend vraiment pour des cons dans cet organisme dirigé en dépit du bon sens. Cerveau Epatant en rajoute une couche en disant qu'il a mal et qu'il a besoin de la mobilisation de chacun pour soutenir son Altesse face à la douleur.
Et moi, victime innocente de ces luttes intestines, je compte les heures.
Je finis par trouver le sommeil vers 05h30. Reptilien et HB sont subitement tombés d'accord : il fait encore nuit dehors, et HB assure qu'il est 22h, et que ça va, les gars ont quand-même bien mérité de souffler. Cerveau Malin essaye bien de faire valoir sa migraine sur le déclin mais finit par céder devant le nombre. Bonheur, douceur, je me sens glisser, enfin, enfin.
Enfin pas longtemps, car à 9h30 ding-dong ! Mon estomac met toute la machine en marche "ON VEUT DU TRAVAIL, MARRE DU CHÔMAGE !!".
Merci les gars. Allez. Ptit dej' pour tous.
Comme la veille, mon joyeux petit monde s'accorde pour m'octroyer trois nouvelles heures de sommeil post-petit dej. J'émerge vers 15h. N'ayant pas mis le nez dehors depuis la veille, asséché par l'air climatisé de l'hôtel, les yeux mi-clos dans son obscurité, je ressens un besoin impérieux d'aller respirer dehors. Où aller ? Nous sommes situés tout au sud de Séoul, près du convention center, un endroit qui ressemblerait un peu au quartier de La Défense chez nous. Je me sens trop fatigué pour affronter les transports en commun. J'avise sur la fiche escale un ensemble de temples bouddhistes juste en face de l'Intercontinental. Parfait.

"Le temple Bongeunsa : juste en face de l'hôtel se trouve un magnifique temple fondé en 794 par le grand maitre Yeonhoe, sous le règne du roi Wonseong du royaume Silla. Son pavillon de sutra, où est suspendu une tablette de bois commémorative signée par le célèbre calligraphe Kim Jeong-hui dit Chusa (nom de plume), conserve les planches de bois de quinze sutras Bouddhiques, y compris le sutra du diamant."

En lisant ça, je ne sais plus si je lis un guide touristique, ou bien un résumé du dernier épisode de Dragonball zèdeu èdeu èdeu.

Gentille petite balade, au calme. Dommage toutefois que le ciel soit si voilé. Je me serais volontiers offert quelques minutes à la chaleur de ses rayons...
La migraine me reprend alors que je quitte le temple. Et je n'ai plus de doliprane. Il va donc me falloir affronter le mall une nouvelle fois en quête d'une pharmacie. Alors acheter un médicament dans un pays où tout est écrit en idéogrammes... Bonne chance ! Heureusement que les coréens se débrouillent bien en anglais. "Hi ! Do you have pawaceteumole ?" "Uh ?? No no I don't have this". Je sais qu'il y a un autre nom, plus généralement utilisé dans les pays anglo-saxons mais ça ne me revient pas. Je change de stratégie et décris mes symptômes. "Cerveau Mirifique a bobo les neurones !!" "Uh ? headache ? ok, I have this, it's Acetimophen". Eurêka voilà le nom que je cherchais... Une fois dans ma chambre, je vérifie quand-même sur internet que le médoc est bien ce que je pense, la posologie et tout... c'est OK, on y va les gars, ça va aller tout seul...

Pas le courage de ressortir diner. Je me fais monter une assiette de pates. En attendant mon repas, je prépare ma valise. Car demain matin, on rentre. A quelle heure le réveil déjà ?

05h20

Tu sais bien Ami Terrien, cette heure sympa où tout ton petit monde intérieur est OK pour te laisser ronfler...


Montreuil, le 17/10/09

jeudi 8 octobre 2009

Ces quelques friscographies...

... Sont pour toi, mon Ami Terrien !

Les hasards du planning m'ont une fois de plus envoyé dans cette ville que j'aime de plus en plus... Alors je me contenterai aujourd'hui de te livrer ces quelques clichés, raptés au fil de ma balade.

Bonne promenade à SF ! ;-)

N'oublie pas que tu peux apprécier ce diaporama en plein écran ! Pour cela, clique sur une photo, puis sur la nouvelle page qui va s'ouvrir, clique sur le bouton "Diaporama" (en haut à gauche). Un petit guiliguili sur la touche "F11", et tu seras au top !


Montreuil, le 08/10/09

jeudi 1 octobre 2009

Planning d'octobre

jeudi 01 : OFF
vendredi 02 : San Francisco
samedi 03 : San Francisco
dimanche 04 : San Francisco
lundi 05 : San Francisco (retour CDG 11h)
mardi 06 : OFF
mercredi 07 : OFF
jeudi 08 : OFF
vendredi 09 : Séoul
samedi 10 : Séoul
dimanche 11 : Séoul
lundi 12 : Séoul (retour CDG 14h25)
mardi 13 --> mercredi 28 : OFF / Congés annuels
jeudi 29 : Cotonou
vendredi 30 : Cotonou
samedi 31 :Cotonou (retour CDG 06h00)

New York : de l'art, un mannequin, un avion en balsa.


Grand fan du MoMA Design Store depuis ma première visite dans la "Pomme", je n'avais jamais franchi le pas de visiter le musée en lui-même. Et puis après avoir découvert le MoMA (comprenez "Museum of Modern Art") de San Francisco, l'Institut d'Art Moderne de Boston, le MoMA de New York manquait donc à mon tableau de chasse culturel...
Le musée est situé Midtown, au niveau de la 52e rue et de la 6e avenue. Je laisse donc derrière moi un Times Square surpeuplé en ce samedi après-midi, et me dirige vers Central Park en remontant la 6e. Je rentrerai tout à l'heure par la 5e et ses boutiques de luxe.
Surprise. En effectuant ma tradititionnelle visite au Design Store, j'avais l'habitude de voir une longue file d'attente stationner devant l'entrée du MoMA. En ce samedi ensoleillé mais frais, je m'attendais donc à devoir patienter sur ce bout de trottoir de Manhattan. Que nenni ! Je me défausse instantanément des 20$ de l'entrée (ouch ! Et j'ai évidemment oublié de conserver le ticket pour m'en faire rembourser la moitié par le CE...) et arrive au pied de l'escalier menant au premier étage des cinq que compte le bâtiment.
Je visite le musée à ma façon. Pas de plan. Et surtout pas de ces hideux audioguides pourtant - et c'est une délicate attention - gratuits. Pas envie de me laisser mener par ces prothèses de sensibilité, ces générateurs d'émotions figées gravées dans l'immuabilité incarcérante de livres d'art. Non, je l'avoue, j'aime céder à la facilité d'émotions spontannées lorsque je suis confronté à l'art, quel qu'il soit. Je profite de ce qu'il reflète, provoque en moi sans chercher à en savoir plus. J'admets que la recherche de cette stimulation pure, physique, peut participer d'un fond de flemmardise, et d'égoïsme : je n'apprendrai presque rien aujourd'hui que je pourrais transmettre à d'autres. Mais le plaisir, dit-on, est égoïste.
Alors je me promène, et je m'arrête très peu, car c'est aussi la successivité et l'hétérogénéité qui à mon sens rendent un musée vivant. Je conçois les œuvres les unes par rapport aux autres. Comme si je me projetais des diapositives à la vitesse d'un film. Quitte, éventuellement, à repasser une image plusieurs fois pour m'en imprégner. De temps en temps, je vais m'arrêter, pourtant. C'est un peu comme au poker : on laisse passer pas mal de mains, et puis sans trop savoir pourquoi en arrive une que l'on joue. Alors dans ce cas, je mise. Pour voir. Je mets le film en pause et vais glaner quelques infos. Le nom de l'artiste. Et puis surtout le titre de l'oeuvre. Encore une fois, non pas pour apprendre quelque chose (ça c'est un plus !), mais pour aller un chouïa plus loin dans l'expérience de l'œuvre. Le titre va faire surgir d'autres émotions, à un autre niveau que le visuel. L'esthétique de l'œuvre, le trait, sont une expression de l'artiste dont on n'a pas les clefs (qui plus est en termes d'art moderne !). Le titre aussi est une expression, mais codée via le langage, qui bien qu'arbitraire est compréhensible par tous. En titrant son œuvre, un artiste ouvre une porte... Ou la ferme d'un "sans titre" !
Les galeries se succèdent sous mes yeux et mes pieds : design, architecture (mon côté Parisien reconnaît non sans une certaine fierté une maquette du parc de La Villette), photographies... J'apprécie également l'architecture du musée en lui-même qui pour moi fait partie du spectacle. Au bout d'un moment, je me sens presque saoul, enivré par la succession des couleurs, des formes, des sons. Et puis la lassitude me gagne. Il faut dire que j'ai mes 7h30 de vol dans les pattes, et qu'il est dans les 21h à mon horloge interne. C'était bien. Mais il faut savoir s'arrêter. Alors je ressors. Un saut à la boutique du musée, puis je remonte comme prévu la 5e avenue jusqu'au parc.

Je fais un tour chez FAO Schwartz : j'adore ces grands magasins de jouets américains : il y a toujours d'énormes sculptures en Légo, des avions qui volent dans tous les coins, des trains électriques qui ronronnent, des peluches qui parlent, des Barbies qui draguent... Et des gamins qui jouent. C'est plutôt pas mal ça pour un magasin de jouets. Je trouve qu'il n'y a rien de pire que de dire à un enfant "NE TOUCHE PAS !" dans un magasin de jouets.

Comme un musée avec audioguide "OBLIGATOIRE !".

Je ressors, après avoir tâté les peluches, et commis un jeter de "planeur-boomerang". C'est dingue : un petit avion en balsa, et quoi que tu fasses, peu importe comment tu le lances, il revient toujours à son point de départ !

Je redescends, cette fois, la 5e avenue en direction de l'hôtel. Les enseignes les plus chics se succèdent, avec comme sur les Champs-Elysées les japonais qui se prennent en photo devant. Je ne le vois pas encore, mais je sais que j'approche d'un Abercrombie. Non, le PNC n'est pas doté d'un radar spécial. Simplement, un magasin Abercrombie, ça se renifle dix blocs à la ronde. Comme dans les dessins-animés où le méchant cuisine un truc pour attirer le pauvre gentil dans son antre pour mieux le dévorer. Ben là c'est pareil. Mais c'est plutôt pour mieux nous dépouiller. Devant l'entrée, un attroupement. D'hystériques pucelles se font prendre en photo avec un mannequin au genre vachement Fitch. Il est torse nu, glabre comme un bébé, et des trucs bizarres font des espèces de vagues sous sa peau autour du nombril. Des abdos ? Merci Ami Terrien, j'ai appris un mot ! Vraiment, cette mercantilisation du corps humain me débecte. Chez Victoria's Secret je dis pas ! Mais là ? Franchement ?

Ma mauvaise foi et moi pénétrons dans le magasin, en jouant des coudes parmi les sus-mentionnées pucelles (l'une d'elle gît, évanouie sur le côté, le corps secoué de spasmes incontrôlés). A l'intérieur il fait noir. Comme d'habitude, la musique est à fond. Ajoutez à cela le parfum A&F omniprésent, et vous en arrivez à la conclusion suivante : des études ont dû prouver que la saturation des sens facilitait le business. Je visite l'immense magasin à ma façon. Les t-shirts, les sweat-shirts, les chemises, les jeans se succèdent devant moi. De temps en temps un vêtement m'attire, alors je regarde son titre. Enfin ici on dit son "étiquette". Et contrairement à tout à l'heure, celles-ci ouvrent bien peu de portes. Et les intentions des artistes sont parfaitement explicites. Faire du fric ! Beaucoup de fric, plein de fric pour faire tourner le rêve américain !

Je ressors. Une légère nausée due au parfum me retourne la poitrine, et je me bouche les oreilles dans l'espoir de réduire les acouphènes. Sur le trottoir, une équipe du 911 évacue la pauvre pucelle énamourée sous les yeux impassibles de Fitch-le-mannequin. Ses euh... zabdos, c'est ça ? font encore tout plein de vagues. Les habitants de son nombril sont sous le coup d'une alerte au tsunami.

Passage à l'hôtel. Un peu de repos, il est 17h locale, soit 23h à Montreuil. Il est temps d'aller dîner. La fatigue est tombée d'un coup, la faim aussi. Pas envie de me prendre la tête. Je descends Broadway jusqu'à Times Square. Il y a ici un monde dingue. Samedi soir : les files d'attentes pour les célèbres Musicals de Broadway fleurissent ça et là. C'est ma chance, pas grand monde dans les restos. Je pousse la porte du TGI Fridays (littéralement : "Dieu Merci C'est Vendredi ! ). L'hôtesse m'installe à une table au deuxième étage. Il y a du baseball sur ESPN. En attendant mon burger, je sirote une Sam Adams en regardant l'écran comme si je comprenais quelque chose à ce qu'il s'y passait.

Et y'a pas de titre sous la TV.

Le lendemain après-midi, je suis du côté de la porte 2 de notre terminal de départ à JFK. J'attends avec d'autres les collègues qui ont profité de notre avance pour faire quelques achats au Duty Free. Dans quelques minutes nous embarquerons pour effectuer le briefing du vol retour vers CDG. Dans la salle d'embarquement, un blondinet jette devant lui un petit avion en balsa qui très vite revient dans sa main après avoir tourné en rond.

En entrant dans le 777 par la porte 2 gauche, je caresse furtivement la carlingue.

Et contre toute attente, c'est pas du balsa.



Montreuil, le 01/10/09


jeudi 24 septembre 2009

Conaston, Guinérique.


Bonjour, citoyen Terrien !

Immobilisé depuis quelques minutes sur le tarmac, notre avion ouvre sa paupière avant gauche sur la fournaise guinéenne. Larmes fatiguées, nos passagers coulent lentement le long de l'escalier, avant de s'évaporer, puis de se condenser à bord du bus qui les accompagnera jusqu'au terminal. Chaleur, moiteur sont le dénominateur commun des escales africaines.
Comme souvent aux Etats-Unis, le circuit arrivée n'en finit pas. Un équipage United ("From the friendly skies") nous devance au filtre d'immigration. Nos visages commencent à trahir la fatigue de nos 7h30 de vol transatlantique.
Welcome to Boston, Massachussets.
Comme toujours à notre arrivée au Novotel Conakry, Cloclo nous attend, les bons de commande froissés d'impatience. Gambas tigrées, mangues, avocats, ananas, beurre de karité, fruits de la passion... faites vos choix, cochez, datez, signez, et après-demain, avant de partir vous serez livrés. Je ne commande rien, mais je m'ajoute à la liste des partants pour l'éternelle balade sur l'île de Room, demain. De toute façon, c'est ça ou rester à l'hôtel toute la journée. Pour le prix d'un room-service, vous avez la balade en pirogue, l'assurance de délicieuses gambas fraiches et d'un beau poisson grillé pour le repas, du farniente, voire un bain de mer... What else ?
Je me couche d'à peu-près bonne heure, après une assiette de pâtes au beurre montée dans ma chambre pour un prix tout à fait obscène. Mais dans ce quartier de Boston, en semaine et à cette heure, pas la peine de compter sur une cantine ouverte...
Je ferme les yeux devant TV5 Monde-Afrique et sur une bonne nouvelle : le Congo a lancé la première fusée spatiale 100% africaine. On est juste très inquiet pour le passager, un rat cosmonaute qui refuse, l'obstiné, de donner signe de vie suite à la destruction du véhicule intersidérant.
Il fait très beau au petit matin. Après le petit-déjeuner, je rejoins à pied le musée d'art contemporain. Des installations très intéressantes, projection du premier concours de rire, organisé par Phill Collins. On assied une dizaine d'humains, petits, grands, vieux, jeunes, hommes, femmes sur des gradins. Au top, il doivent rire. Le dernier qui s'arrête remporte une enveloppe avec de l'argent dedans. Troublant de voir, l'apparente gaité remplacée au fil des minutes par la souffrance. Et l'impossibilité pour les sens de distinguer le rire des larmes au final. La gagnante, une jeune ado, exulte lorsque l'avant-dernier candidat jette l'éponge. Elle ne prête que peu d'attention à l'enveloppe et son contenu. Je sors du musée, et le soleil est haut dans le ciel.
La pluie cesse juste avant que nous ne quittions l'hôtel. Nous embarquons par une plage qui tient lieu de marché. Le bruit est assourdissant. Le sol est recouvert de plusieurs couches de détritus, aplanis, tassés, compactés par les pieds tannés, les roues des carrioles; les couleurs passées sous l'action conjuguée de pluies diluviennes et la brulure du soleil tropical. A bord de la pirogue, j'observe l'installation intéressante de colonies de cloportes, passant du bois sec à la flaque d'eau sans faire la moindre différence. Hôtesses effarouchées, captain' rigolard et steward qui feint l'indifférence mais surveille discrètement les bestioles, prêt à lever le pied au cas où.
Je hâte le pas... je suis resté parmi les œuvres-d'art un bon moment, et je voudrais faire un saut du côté du Quincy Market avant la sieste pré-départ. L'endroit est noir de monde, c'est l'heure du déjeuner, et ça mastique de partout. Une barquette de sushis, un poulet au curry, des frites, des chips, des dips, des pretz', du coca, du café, du Dr. Pepper, de la Low-Fat water... Je laisse les touristes à leurs agapes... Et fais un saut chez Gap.

C'est une journée paresseuse que nous passons sur l'île : les gambas sont grillées à point, et le poisson divin... La bière locale porte un nom pour le moins cocasse (à découvrir dans le diaporama) et accompagne tout ça très bien. Une sieste, un petit tour de l'île à pied et la pirogue est avancée.


Et puis comme d'habitude, il faut rentrer à CDG...
Oui mais alors...
Cap à l'est...
Ou au nord ?



Montreuil, le 24/09/09


mardi 1 septembre 2009

Frisco !


Bonjour Ami Terrien !

C'est la rentrée, peut-on en douter lorsque l'on jette un œil par la fenêtre en ce 1er septembre ?
En tout cas c'était encore l'été à San Francisco, puisqu'un record de chaleur a même été battu samedi dernier... peu habituel pour cette ville du nord de la Californie, plutôt connue pour ses températures instables, le vent et le brouillard. "Le pire hiver que j'ai connu, c'est un été à San Francisco". Et ce n'est pas moi qui le dis, mais Ernest Hemingway. Comme pour lui donner raison toutefois, le mercure effectuait une chute d'une bonne dizaine de degrés dans le thermomètre le dimanche matin...

J'ai déjà dû le dire, mais SF est vraiment une ville unique, et je prends toujours un grand plaisir à en arpenter les rues vertigineuses qui semblent plonger droit dans la baie.



Le spectacle commence dès l'avion, avec en approche une vue de la célèbre faille de San Andreas. Ici, les plaques tectoniques Amérique et Pacifique se livrent un combat millénaire. Et le système de failles de San Andreas constitue la partie visible de ce combat. La subduction inexorable de la plaque océanique est source d'une activité sismique permanente : SF connait quelques milliers de tremblements de terre tous les ans (plusieurs chaque jour !). Heureusement, la plupart d'entre eux ne sont ressentis que par les sismographes. Mais de temps en temps, les forces de la Terre sont plus fortes que tout, et les dégâts peuvent alors être considérables... Le pire est arrivé en 1906 : 7,6 sur l'échelle de Richter, et un immense incendie qui détruisit une grande partie de la ville. Plus récemment, en octobre 1989, c'est un séisme de magnitude 7,1 qui fit son lot de victimes... The Big One arrivera un jour ou l'autre, c'est une certitude, mais personne ne saurait dire quand...



Mais en ce samedi matin, ces considérations ne gâchent en rien ma balade. Parti vers 9h30 de notre hôtel sur Market Street, je décide de rejoindre les piers, à l'extrémité nord de la ville. Pour épargner mes jambes, je laisse Powell Street et ses cable cars sur ma gauche, et opte pour Stockton qui offre une verticalité bien plus raisonnable ! Je me retrouve vite dans China Town. Les échoppes sont prises d'assaut par les habitants du quartier, qui font le plein de racines de gingembre, de champignons de toutes les tailles, d'hippocampes séchés et autres gourmandises que je peine à identifier - mais n'est-ce pas mieux ainsi ?... J'ai beau tendre l'oreille, je n'entends pas un mot d'anglais autour de moi. Je suis bel et bien à Pékin ou Shanghai. Un voyage dans le voyage. Mes petits pieds frétillent de bonheur alors que je souris à cette idée. Entendant les cuivres d'une fanfare approcher, je ne peux m'empêcher de dégainer les plastiques de mon appareil photo. Juste avant de réaliser qu'il s'agit en fait d'un cortège funéraire. Dommage...


Alors que je croise Broadway St, toujours sur Stockton, le voyage continue. J'abandonne la Chine et ses mystères et rentre en Europe en aussi peu de temps qu'il faut pour traverser un passage piéton. O sole mio ! Me voici dans le quartier italien et ses restaurants branchés. Je suis tenté de faire une pause cappuccino à l'une des terrasses. Mais je me ravise, je viens de prendre mon petit déjeuner et depuis quelques blocs une magnifique vue sur la baie en contrebas s'offre à moi, et les embruns m'appellent. J'opte pour une courte pause à Washington Square, sur un banc public dédié à la mémoire du meilleur balayeur de la ville (si si, la preuve en photo dans le diaporama à la fin de ce billet !). Je regarde amusé les chiens des jeunes cadres dynamiques qui s'éclatent dans l'herbe, qui avec un frisbee high tech, qui avec une vieille balle de tennis baveuse. Guitare en bandoulière, une jeune femme avance pieds nus dans l'herbe, les cheveux roses, et chante une chanson dont je ne reconnais pas l'air. Derrière moi, se dressent les clochers de la Saints Peter & Paul Church. A ma gauche, dans la perspective de Greenwich Street, se dresse la tour en forme de borne d'incendie offerte par une Lillie Coït reconnaissante aux pompiers de la ville en 1933.






Je laisse l'Italie, les cadres, les chiens, les chanteurs et les bornes à leur samedi matin, et poursuis ma descente sur la baie et les piers. En quelques minutes, me voici à Fisherman's Wharf, une jetée aménagée sur le Pier 39. C'est certainement l'endroit le plus touristique de la ville, et les puristes ne manqueront pas de te le déconseiller, Ami Terrien. C'est vrai que ça ressemble un peu à un morceau de Disneyland posé au bord de l'eau, et que l'authenticité n'est pas au rendez-vous ici. Mais en évitant les heures de grande affluence, l'endroit a malgré tout son charme. De toute façon, si tu viens à SF, tu n'y couperas pas, alors ! Si ce n'est pas pour les magasins de souvenirs, ce sera au moins pour les sea-lions qui ont colonisé le "39". Désormais protégés par la ville, ils se dorent la pilule sur ces pontons flottants, entre deux sessions de chasse ou au détour d'une migration. A chaque fois, je ne peux m'empêcher de venir les voir... Un spectacle permanent, gratuit... et cocasse !




Je poursuis ma balade vers l'ouest en allant voir les vieux vaisseaux réunis et entretenus par la San Francisco Maritime National Park Association. Je fais la connaissance de Georgette, honorable mouette unijambiste en faction sur le pont du USS Pampanito, un vieux sous-marin militaire.


Avant de repartir vers l'est, je fais un petit détour par Ghirardelli Square. Ghirardelli, c'est une marque de chocolats qui déchirent et qui étaient auparavant fabriqués à SF même. Déception, la production a été délocalisée dans un patelin du nord de la Californie, et ne subsiste au square qu'un glacier et une boutique de la marque. Je résiste à la tentation de découvrir leur grande nouveauté de l'été : chocolat au lait et beurre de cacahouète. Au moment où j'écris ces lignes je le regrette, en proie à une furieuse envie de sucre. Mais mon pancréas, lui, gargouille de reconnaissance...




Arraché à la tentation dans un instant de SONIE (Sagesse d'Origine Non IdentifiéE), je reprends ma marche, vers l'est cette fois. Je laisse le Wharf qui commence à se remplir de touristes sur ma gauche et poursuis sur l'embarcadero. Mon prochain objectif est le Ferry Building, à la hauteur de Market. Les Piers défilent sur ma gauche, et je commence à sentir mes jambes. Il faut dire qu'il est 14h, et cela fait déjà cinq heures que je déambule. Je n'ai pas vu le temps passer ! Je sens aussi que mon visage brule doucement sous l'effet du soleil et du vent. Je ne me suis pas méfié et la crème solaire est restée à l'hôtel... Dommage. Le Ferry Building est accessoirement le point de départ des bateaux assurant la liaison avec différents points de la Baie. Outre les classiques Sausalito & Tiburon, on peut rejoindre le Jack London Square d'Oakland, l'autre grande ville de la "Bay Area". Mais ce bâtiment renferme surtout une galerie commerciale renfermant des boutiques hypra bobos. Le Cours Saint-Emilion de Paris en comparaison, c'est un Intermarché dans la banlieue de Dunkerque. Ici, déjà, tout est Bio ("orgaaaaaaaanic", comme on dit ici). Ici, vous mangez des huitres vendues à l'unité et à emporter ("one oyster to go please !"); ici le sushi-bar c'est "soooooooo last year !!" (c'est à dire "hase bine" en français) : non ici vous vous asseyez au bar et vous dégustez du caviar (bio), du champagne (californien et bio), et les vocalises d'un baryton russe (Bio, mais alors façon "biocarburant", si vous voyez ce que je veux dire). Et comme on est bobo, on fait tout ça en cargo, tee-shirt ou chemisette Abercrombie et tongs havaianas. Pas de caviar pour bibi, mais une sage salade de macaronis (bios) et un thé vert glacé au miel (bio et en bouteille consignée).

Ayant rechargé mes batteries (bios), je reprends Market Street jusqu'au Marriott. Je sens que j'ai cramé, j'ai très envie d'une douche fraiche et d'un tee-shirt propre; ça tombe bien je suis allé faire mon petit tour chez A&F en arrivant hier :-)

Le SFMOMA (San Francisco Museum of Modern Art), une déclinaison du MOMA de New-York, est sur la 3e rue, à un bloc de l'hôtel. Je voulais garder cette visite pour un jour de pluie. Mais j'estime que les UV ont suffisamment attaqué mes pauvres petites double hélices d'ADN pour aujourd'hui et me lance pour une fin d'après-midi culturelle. Bon à 20$ la fin d'après-midi culturelle, on peut comprendre que le gros des touristes reste scotché au Wharf et sa gratuité de façade... Dommage. Car ce musée dispose d'une collection très intéressante, et l'art contemporain ça peut être très ludique (les quelques enfants croisés dans les couloirs n'avaient pas l'air de s'ennuyer en tout cas). Installations délirantes comme je les aime, Georgia O'keeffe (que j'aime beaucoup, et j'ai pas dit "kiffe"! Oups.), Brancusi, et une jolie exposition de portraits de Richard Avedon. J'ai passé un excellent moment, et pris pas mal de photos de l'endroit, qui architecturalement parlant était très sympa (à voir dans le diaporama). J'ai aussi failli dévaliser le "Design Store" du musée qui, comme à New York, propose des objets que je trouve assez géniaux, comme par exemple ce dessous de plat ! (mais une autre SONIE m'a sauvé...)


ET PUIS VOILA...

Après une petite heure de pause dans ma chambre, j'ai rejoint quelques collègues dans le hall pour aller diner dans une petite cantine thaïe bien connue des équipages, sur Powell...
Une excellente journée dans une ville excellente.
Et bio. ;-)



Montreuil, le 01/09/09

jeudi 27 août 2009

Planning de septembre

mardi 01 OFF
mercredi 02 : OFF
jeudi 03 : OFF
vendredi 04 : Montréal
samedi 05 : Montréal
dimanche 06 : Montréal (retour CDG 11h35)
lundi 07 : OFF
mardi 08 : OFF
mercredi 09 : Conakry
jeudi 10 : Conakry
vendredi 11 : Conakry
samedi 12 : Conakry (retour CDG 05h35)
dimanche 13 : OFF
lundi 14 : OFF
mardi 15 : Los Angeles
mercredi 16 : Los Angeles
jeudi 17 : Los Angeles
vendredi 18 : Los Angeles (retour CDG 14h15)
samedi 19 : OFF
dimanche 20 :
OFF
lundi 21 :
OFF
mardi 22 :
OFF
mercredi 23 :
OFF
jeudi 24 :
OFF
vendredi 25 :
OFF
samedi 26 : New-York
dimanche 27 : New York
lundi 28 : New York (retour CDG 06h00)
mardi 29 : OFF
mercredi 30 : OFF

lundi 27 juillet 2009

La Réunion lé la


Bonzour, koman i lé zami caillou-terre ?

Quelques mots de "kréol rényoné" approximatif pour te souhaiter la bonne arrivée sur ce billet exotique...
J'avais demandé ce vol pour la Réunion, car je savais que mon zami Romain y passait un été laborieux. Il y remplace en effet pour deux mois une orthophoniste zoreille rentrée en métropole pour la belle saison.
Eh oui, car ici c'est "Livèr" austral, un hiver comme on aimerait en connaître plus souvent, assurément !
Le soir de mon arrivée nous nous sommes gavés de carris à volonté... Rougail saucisse, boucanné pommes de terre, poulet coco, canard vanille, carri zourites et j'en passe et j'en passe...
Le lendemain matin direction Trois Bassins, pour la désormais traditionnelle virée sous la cascade... Je vais malheureusement quitter mon poteau qui doit rejoindre son cabinet et s'adonner aux joies des bilans orthophoniques avec ses marmailles... Après un retour rapide au Novotel Coralia de Saint-Gilles (sis à 15 minutes à peine à pied de la "ti kaz" de mon zami Romain; lè pas belle la vie ??), je saute dans un bus jaune : direction Saint-Paul et son marché forain. Le soir, un dernier dîner rapide en équipage avant de rejoindre la chambre sans trainer, puisque le réveil sonnera à 5h du mat (3h métropole) pour le retour...
Un retour mouvementé, entre turbulences sur l'Afrique, petits UM en panique et une suspicion de grippe du cochon pour un passager, qui necessitera l'intervention du SAMU à notre arrivée à Orly...

Dans la Réunion, tout est bon !








Montreuil, le 27/07/09

Planning d'août

vendredi 31 : Johannesbourg
samedi 01 : Johannesbourg
dimanche 02 : Johannesbourg
lundi 03 : Johannesbourg
(retour CDG 06h05)
mardi 04 : OFF
mercredi 05 : OFF
jeudi 06 : OFF
vendredi 07 : Atlanta
samedi 08 : Atlanta
dimanche 09 : Atlanta (retour CDG 08h35)
lundi 10 : OFF
mardi 11 : OFF
mercredi 12 --> lundi 24 : OFF (congés annuels)
mardi 25 : Stage Maintien des Compétences Généralités (CDG O8H15-->18h15)
mercredi 26 :
Stage Maintien des Compétences Généralités (CDG O8H15-->18h15)
jeudi 27 : OFF
vendredi 28 : San Francisco
samedi 29 : San Francisco
dimanche 30 : San Francisco
lundi 31 : San Francisco (retour CDG 11h00)